Aller au contenu
Devenir exposant

Passeport numérique de produit : le calendrier se précise pour les fabricants

Le règlement européen sur les produits de construction impose un passeport numérique. 2026 est l'année où l'infrastructure se met en place, pas encore celle des obligations.

Trame de marquage carrée encadrée en jaune à côté du sigle DPP, évoquant l'étiquetage numérique des produits de construction

Le règlement (UE) 2024/3110, qui révise le règlement Produits de Construction, est entré en vigueur début 2025. Il introduit un passeport numérique de produit — DPP dans les documents européens — destiné à accompagner chaque produit mis sur le marché et à donner accès, par un identifiant unique, à sa composition, ses performances, sa conformité et sa fin de vie.

Il n'existe pas de date unique d'entrée en vigueur, et c'est la principale source de confusion. L'obligation arrive famille de produits par famille de produits, au rythme des actes délégués publiés par la Commission. Les premières sont attendues à partir de 2027, l'essentiel du secteur sur 2028 et 2029.

Ce qui se passe en 2026

Rien qui contraigne, beaucoup qui prépare. L'année est consacrée aux fondations techniques : normes d'interopérabilité, sécurité des données, choix des supports de marquage, mise en service du registre européen des passeports.

Autrement dit, c'est la dernière année où l'on peut s'organiser sans y être obligé.

Ce qu'un fabricant peut faire dès maintenant

Le travail utile n'est pas juridique, il est documentaire. Un passeport ne crée aucune information : il rend accessible celle que l'entreprise détient déjà, à condition qu'elle soit exacte, à jour, et rattachée à une référence produit stable.

C'est là que le sujet devient concret. Combien de vos fiches techniques existent en deux versions qui ne disent pas la même chose ? Combien de références ont changé de nom commercial sans changer de code ? Combien de déclarations de performance dorment dans un dossier partagé, sans que personne ne sache laquelle fait foi ?

Les entreprises qui souffriront de cette réglementation ne sont pas celles qui manquent d'outils. Ce sont celles dont les données produit ne sont rassemblées nulle part.

Un effet de bord à connaître

Un identifiant unique par produit, associé à des données structurées lisibles par une machine, cela ressemble beaucoup à ce qui rend un catalogue exploitable par un moteur de recherche, ou par un assistant. La contrainte réglementaire et le bénéfice commercial vont ici dans le même sens, ce qui est assez rare pour être signalé.